Pénurie d’essence : 5 200 m³ injectés, les stations passent en 24h/24
Le cauchemar des files d’attente touche à sa fin. Ce jeudi 8 octobre 2026, Libreville s’est réveillée avec une nouvelle qui change tout. Un pétrolier de 8 000 tonnes d’essence a accosté dans la nuit au port d’Owendo. Le pays qui tournait au ralenti vient de reprendre son souffle.
Aussitôt amarré au quai G16, le navire a été pris en charge par les équipes de la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers. Pas de temps à perdre. La SGEPP a lancé le dépotage direct vers les bacs de stockage stratégiques. La manœuvre est pilotée par Wilfried Bouka Mondjo, directeur du dépôt de produits blancs. L’homme est formel. La crise est sous contrôle.
La première vague est massive. 4 000 tonnes pompées d’un trait, soit 5 200 mètres cubes déversés dans les cuves. De quoi alimenter Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum, dont la consommation est évaluée à 708 000 litres par jour. Avec ce volume, six jours d’autonomie sont garantis. Et ce n’est que le début. La seconde moitié des 8 000 tonnes arrive dans la foulée. Une nouvelle livraison est déjà calée avant même que ce premier stock ne s’épuise. Le risque de nouvelle rupture est écarté.
Sur le terrain, l’effet est immédiat. Dès 6 heures du matin, le ballet des camions-citernes a commencé. À 7 heures, les premières pompes crachaient de nouveau. Charbonnages, Plein-ciel, Gab’Oil Likouala, les stations OPT, Petit-village et Setrag à Owendo, ont rouvert sous les applaudissements silencieux des automobilistes. Le carburant coule à nouveau.
Pour que plus jamais les stations ne se transforment en goulots d’étranglement, l’autorité a frappé fort. Instruction ferme : toutes les stations-services du Grand Libreville doivent désormais rester ouvertes 24 heures sur 24 jusqu’à la stabilisation totale du réseau. Fini les rideaux baissés à la tombée de la nuit. Fini la spéculation. Le service est continu, de jour comme de nuit, pour absorber le flux et rassurer les usagers.
Si la pression retombe dans les grands artères, l’objectif est désormais national. Après les jours de galère, les Gabonais attendent que ce dispositif d’urgence s’étende à l’intérieur du pays pour un retour définitif à la normale. La machine est relancée. Owendo a tenu sa promesse.




