Parties pour parcourir 500 km jusqu’à Libreville, la longue marche des « Femmes Braves » de Mouila tourne court au bout de 27 km
Leur initiative citoyenne partie de Mouila a tourné court au milieu de la semaine écoulée. Déterminées à rejoindre la capitale à pied, les membres du collectif des « Femmes Braves » ont vu leur périple stopper brutalement par la gendarmerie nationale après une vingtaine de kilomètres de marche, plus précisément entre les localités de Doubou et Mboukou.
Cette interruption a été décidée au plus haut sommet de l’administration. Agissant sous les directives du ministère de l’Intérieur, le préfet de la Douya-Onoye, Alphonse Ndemé, assurant l’intérim de la gouvernance de la Ngounié, a ordonné la fin du rassemblement en invoquant des motifs de sécurité publique et l’impératif de respecter le cadre réglementaire en vigueur pour les manifestations sur la voie publique.
Porté par leur présidente, Emerole Mounganga Lefendi, ce périple d’environ 500 kilomètres visait avant tout à marquer une adhésion forte aux actions du chef de l’État, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, et de la Première dame, Zita Oligui Nguema.
Sur la trentaine de membres que regroupe l’association, dix marcheuses avaient pris le départ pour faire entendre leur voix par la marche, une méthode choisie pour sa visibilité mais exempte de toute revendication politique ou oppositionnelle. Pour la présidente du mouvement, la bravoure s’incarne dans les gestes simples du quotidien, travailler, éduquer, donner la vie et cette initiative se voulait être une célébration joyeuse et citoyenne.
À la suite de cette intervention des forces de l’ordre, une réunion de travail a réuni le préfet et les déléguées du mouvement. Si l’autorité préfectorale a salué la détermination des participantes, elle a rappelé l’importance de faire remonter leurs doléances par les voies institutionnelles classiques.
De leur côté, les responsables du collectif n’entendent pas renoncer à leur objectif initial. Tout en adaptant leur stratégie pour se conformer aux exigences légales, elles maintiennent leur souhait principal : obtenir une audience directe auprès du président de la République.




