Fait divers / Port-Gentil : Nouveau feu de brousse aux abords du Centre multisectoriel de Ntchéngué
L’alerte est de nouveau maximale à Port-Gentil. Le Centre multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel de Ntchéngué, dans l’Ogooué-Maritime, fait face à une menace directe d’incendie. Récemment, des feux de brousse allumés dans la zone ont progressé dangereusement vers l’établissement. Depuis lors, les soldats du feu de la huitième compagnie tentent de dresser un pare-feu, après avoir sécurisé les habitations riveraines.

Cette situation rappelle un sinistre encore dans toutes les mémoires. Le 14 août 2026, le même centre a été touché par un incendie d’une rare violence. La base-vie figure parmi les installations les plus endommagées. Ce jour-là, les flammes se sont propagées à une vitesse fulgurante. L’alimentation électrique générale a été coupée en urgence pour limiter les risques. La lutte contre le feu s’est poursuivie jusqu’à 17 heures passées.
Ce sinistre avait révélé de graves failles dans le dispositif d’intervention. Selon les occupants, les sapeurs-pompiers arrivés sur place n’ont pu intervenir, leur camion-citerne étant à sec. Ce sont les agents du centre eux-mêmes qui ont contenu les flammes pour éviter une propagation aux autres ateliers. Le câble d’alimentation électrique de la station d’eau a été fortement endommagé, perturbant l’approvisionnement en eau de toute la structure. Le lendemain, un constat a permis un raccordement provisoire sur la partie encore exploitable du câble, dans l’attente d’une réparation définitive aux normes.
Ce nouvel épisode confirme une vulnérabilité chronique, la capitale économique enregistre une succession d’incendies : l’ancien port ravagé dans la nuit du 10 avril 2026 après un impact de foudre présumé sur les installations électriques, deux habitations et un magasin détruits au quartier Garage-Cissé le 19 août, une maison en planches partie en fumée à Côte d’Azur le 23 septembre à 4h50 du matin. Entre branchements anarchiques, habitations en matériaux inflammables, pénuries d’eau et brûlis agricoles non maîtrisés, chaque foyer devient une menace pour les infrastructures publiques.
L’enjeu dépasse la simple péripétie, le centre forme des centaines de jeunes aux métiers techniques, dans une ville où l’emploi pétrolier recule. Le voir disparaître sous les flammes serait un coup dur pour la formation professionnelle et pour la politique de diversification voulue par les gouvernants.
Depuis vendredi écoulé, les pompiers restent mobilisés. Mais la question demeure : combien de temps encore un établissement stratégique restera-t-il sans véritable bande de sécurité, sans réserve d’eau incendie autonome et sans plan de prévention contre les feux de brousse ?




