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Affaire Eddy Narcisse Minang : accusé de fuite par la diaspora, l’ex-Procureur contre-attaque devant le Conseil d’État

Accusé de fuite à l’étranger par certains activistes de la diaspora gabonaise, l’ancien Procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Eddy Narcisse Minang, se trouve bel et bien au Gabon. Le 2 octobre 2026, selon des informations divulguées par le journaliste Gaël Bobouagno Lenga dans La Presse Judiciaire Gabonaise, le magistrat s’est présenté en personne au Conseil d’État pour introduire un recours contentieux contre sa révocation. Cette action s’inscrit dans la foulée de la notification officielle, le 21 septembre 2026, des décisions prononçant sa radiation de la magistrature.

Ce développement met en lumière un retournement de situation brutal. Eddy Narcisse Minang avait conduit les procédures marquantes contre le clan Bongo, débouchant notamment sur les condamnations de Sylvia Bongo et Noureddine Valentin Bongo. Après cette phase d’intense activité judiciaire sous la transition, son parcours a bifurqué : suspendu en juin 2026 par le Garde des Sceaux Augustin Émane, il a été visé le 25 août 2026 par deux sanctions disciplinaires actant sa révocation.

L’examen du dossier suscite de vives réserves quant à la qualification des griefs retenus :Dans la décision n°013, le Conseil de discipline pointe un « détournement de l’action publique à des fins d’exécution civile » concernant une affaire liée au Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, Marius Issa Nkori. Les faits révèlent pourtant que le dirigeant s’est présenté spontanément au parquet général après une simple plainte non suivie de poursuites ni de réquisitions pénales, le dossier ayant été classé sans suite.

La décision n°014 traite de la conservation d’un reliquat de 80 millions de FCFA affecté à une session criminelle finalement annulée. Alors que ces fonds devaient être réservés pour une session ultérieure, Eddy Narcisse Minang les a intégralement reversés à la Direction centrale des affaires financières dès le 8 juin 2026, une démarche de régularisation que d’autres responsables n’auraient pas accomplie.

Aucun chef d’accusation relatif à de la corruption, de la concussion ou de l’enrichissement personnel ne figure dans les arrêtés. Par ailleurs, des vices de forme majeurs entachent la procédure, notamment l’absence d’une demande préalable d’explications écrites, des anomalies dans les notifications des griefs et l’omission d’une instruction contradictoire menée par le Secrétariat permanent, en violation des dispositions fixées par le Statut de la Magistrature.

En portant le litige devant la plus haute juridiction administrative, l’ancien Procureur général sollicite un examen rigoureux du respect de la légalité. Sur le plan juridique, l’introduction de ce recours suspend la portée définitive des mesures tant que le Conseil d’État ne s’est pas prononcé sur le fond, plaçant cette institution au cœur des enjeux de régulation de l’appareil judiciaire gabonais.

Accusé de fuite à l’étranger par certains activistes de la diaspora gabonaise, l’ancien Procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Eddy Narcisse Minang, se trouve bel et bien au Gabon. Le 2 octobre 2026, selon des informations divulguées par le journaliste Gaël Bobouagno Lenga dans La Presse Judiciaire Gabonaise, le magistrat s’est présenté en personne au Conseil d’État pour introduire un recours contentieux contre sa révocation. Cette action s’inscrit dans la foulée de la notification officielle, le 21 septembre 2026, des décisions prononçant sa radiation de la magistrature.

Ce développement met en lumière un retournement de situation brutal. Eddy Narcisse Minang avait conduit les procédures marquantes contre le clan Bongo, débouchant notamment sur les condamnations de Sylvia Bongo et Noureddine Valentin Bongo. Après cette phase d’intense activité judiciaire sous la transition, son parcours a bifurqué : suspendu en juin 2026 par le Garde des Sceaux Augustin Émane, il a été visé le 25 août 2026 par deux sanctions disciplinaires actant sa révocation.

L’examen du dossier suscite de vives réserves quant à la qualification des griefs retenus :Dans la décision n°013, le Conseil de discipline pointe un « détournement de l’action publique à des fins d’exécution civile » concernant une affaire liée au Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, Marius Issa Nkori. Les faits révèlent pourtant que le dirigeant s’est présenté spontanément au parquet général après une simple plainte non suivie de poursuites ni de réquisitions pénales, le dossier ayant été classé sans suite.

La décision n°014 traite de la conservation d’un reliquat de 80 millions de FCFA affecté à une session criminelle finalement annulée. Alors que ces fonds devaient être réservés pour une session ultérieure, Eddy Narcisse Minang les a intégralement reversés à la Direction centrale des affaires financières dès le 8 juin 2026, une démarche de régularisation que d’autres responsables n’auraient pas accomplie.

Aucun chef d’accusation relatif à de la corruption, de la concussion ou de l’enrichissement personnel ne figure dans les arrêtés. Par ailleurs, des vices de forme majeurs entachent la procédure, notamment l’absence d’une demande préalable d’explications écrites, des anomalies dans les notifications des griefs et l’omission d’une instruction contradictoire menée par le Secrétariat permanent, en violation des dispositions fixées par le Statut de la Magistrature.

En portant le litige devant la plus haute juridiction administrative, l’ancien Procureur général sollicite un examen rigoureux du respect de la légalité. Sur le plan juridique, l’introduction de ce recours suspend la portée définitive des mesures tant que le Conseil d’État ne s’est pas prononcé sur le fond, plaçant cette institution au cœur des enjeux de régulation de l’appareil judiciaire gabonais.

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