Urgence au 2e siège de Tsamba-Magotsi : Un appel désespéré au Président Oligui Nguema
C’est un chiffre qui donne le tournis, lequel en temps normal, scellerait un pacte de prospérité entre une population et son sommet. Le 12 avril 2025, lors de l’élection présidentielle, le second siège de Tsamba-Magotsi a plébiscité le Président Brice Clotaire Oligui Nguema à hauteur de 99,26 % des suffrages exprimés, soit 5 843 voix sur 5 886. Pourtant, au cœur de cette partie de la province de la Ngounié, l’euphorie des urnes a rapidement laissé place à un sentiment de délaissement profond. Dans les cantons Oumba, Sindara et Dibwa, l’amertume est désormais palpable face à ce que les habitants qualifient de fracture territoriale inacceptable.

Refusant catégoriquement de vivre en autarcie complète, les populations dépendent désormais du bon vouloir de deux compagnies forestières privées installées dans la zone. Une dépendance dangereuse : si ces entreprises plient bagage, le second siège sera purement et simplement coupé du reste du Gabon. Un notable d’Eghono insiste sur l’urgence d’une reprise en main par l’État, tandis qu’un habitant de Matadi 7 rappelle que le potentiel en pétrole et en manganèse de la région devrait être le moteur d’un décollage économique local, plutôt qu’un spectacle passif.

Le message envoyé à Libreville est un cri d’urgence mêlant exigence de justice et devoir de redevabilité. Ayant accordé une confiance presque unanime au chef de l’État, les citoyens de Tsamba-Magotsi estiment que le désenclavement routier, la construction d’un pont moderne et l’électrification ne sont pas des faveurs, mais des droits vitaux. Face à cette situation, la patience des populations s’épuise, et les regards se tournent désormais vers la présidence pour des arbitrages immédiats.




