Casier judiciaire : le ministère de la Justice instaure un quittancier obligatoire pour traquer les irrégularités obligatoire pour traquer les irrégularités
Le ministère de la Justice prend de nouvelles mesures pour assainir la gestion des recettes liées à l’obtention du bulletin de casier judiciaire. Faisant suite à un audit mené de janvier à août 2026 ayant mis en lumière des irrégularités financières et un manque de traçabilité, le Garde des Sceaux, Augustin Emane, a officialisé l’instauration d’un système de quittancier obligatoire.

Désormais, toute démarche pour l’obtention du précieux sésame est encadrée par une tarification précise selon le lieu de dépôt. Les usagers s’acquittent de 5 000 FCFA lorsqu’ils effectuent leur demande auprès de l’administration centrale du ministère de la Justice. Pour les dossiers déposés au niveau des greffes correctionnels, le montant est fixé à 1 500 FCFA.
Au cœur de cette réforme se trouve l’obligation absolue de traçabilité. Chaque versement financier doit désormais être systématiquement enregistré et justifié par la remise d’une quittance officielle. Les premiers carnets de quittances ont été officiellement remis au directeur général des Affaires pénales, Stanislas Koumba, lors d’une cérémonie marquant le lancement de ce dispositif de contrôle qui vocation à s’étendre progressivement à l’ensemble des juridictions du pays.
Dans cette dynamique de transparence, le ministère appelle directement les citoyens à la vigilance. Les usagers sont désormais invités à réclamer systématiquement leur quittance après chaque paiement, érigeant cette règle en garantie pour la protection des deniers publics et la restauration de la confiance envers les services judiciaires.




