Chaos à l’Église Évangélique du Gabon : Le ministère de l’Intérieur suspend les dirigeants face au risque de dérapage
Face aux tensions persistantes et au climat particulièrement détérioré secouant depuis plusieurs jours l’Église Évangélique du Gabon (EEG), le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a tranché fermement.

À la suite du dernier Synode National Ordinaire portant sur le renouvellement de l’instance dirigeante, le ministre a pris la décision radicale de suspendre à titre conservatoire le directoire actuel de l’institution religieuse, matérialisant cette sanction par la décision n°00134/MISD officialisée le 15 août 2026.
L’élément déclencheur de cette intervention étatique réside dans les contestations véhémentes entourant la désignation du Révérend Jean Daniel Allogo Essimengane à la tête de l’Église. Une procédure en annulation a d’ailleurs été engagée par deux candidats évincés et membres du Conseil National de la région synodale du Ntem, les Révérends Isaïe Zue Moto et Moïse Ovono Menie. Face au risque imminent d’atteintes aux biens, d’agressions physiques et de débordements majeurs susceptibles d’impacter la tranquillité publique, l’État a refusé de laisser s’installer le désordre et s’est imposé en garant inflexible de l’ordre public.
Il ne s’agit pas d’une dissolution de l’institution chrétienne, mais d’un coup d’arrêt provisoire et sans équivoque ciblant ses responsables. Désormais frappés d’une interdiction stricte d’organiser ou de mener la moindre activité de gestion, les membres du bureau sortant doivent immédiatement céder le pas. La tutelle a formellement sommé le Conseil des Sages de prendre le relais en instaurant une administration provisoire et collégiale. Cette structure transitoire se voit assigner la charge de gérer les affaires courantes et d’organiser, dans un délai maximal de trois mois, les consultations requises pour élire un tout nouveau bureau directeur.
À travers cet acte d’autorité, les pouvoirs publics entendent siffler la fin de la récréation pour préserver la quiétude des fidèles et ramener une sérénité indispensable au sein de la communauté protestante gabonaise.



