Chris Obiang : Le National-Foot répond présent. Enfin.
Fallait-il une blessure pour regarder du côté de Moanda ? Le constat est brutal. Samedi à Rabat, le Gabon tombe 2-0 face au Maroc. Sévère, mais logique. Dans la foulée, Aaron Appindangoye, pilier de la défense, sort sur blessure. Forfait pour Franceville. Panique à bord ? Non. Sursaut.
Sébastien Migné prend une décision forte. Il appelle Chris Obiang. Un nom inconnu du grand public, mais pas du National-Foot 1. Et c’est là toute l’histoire.
Obiang, c’est quoi ? 1,91m. 23 ans. Né en 2003. Défenseur central. Un profil moderne. Puissant dans les airs, propre dans la relance, tueur dans les duels.L’an dernier, avec Littoral FC en élite, le garçon a tout joué. 14 matchs. 1260 minutes. Intégralité. 4 buts pour un défenseur. Des statistiques de patron.
Son président à Littoral, Gilles Ogouebandja, le savait : il tenait une pépite. Son conseiller Aymar Moro Mvé aussi. L’Europe a flairé le coup. US Orléans en France a pris des renseignements. Mangasport, double champion du Gabon, a dégainé plus vite. Moanda rafle la mise cet été.
Aujourd’hui, à Moanda, Obiang apprend la haute exigence. Ligue des Champions CAF. Victoire 3-1 contre African Stars à l’aller, désillusion 2-0 au retour. Le haut niveau, sans filtre. C’est cela la vraie école.Alors, pourquoi ce choix de Migné dérange-t-il certains esprits chagrins ? Parce qu’il brise un dogme. Le 17 septembre, liste de 24 expatriés. Zéro local. Silence radio. Onze jours plus tard, la réalité du terrain impose un local. Comme quoi, le football gabonais existe encore au Gabon.
Le 29 septembre prochain, Franceville va gronder contre le Niger. Match couperet dans ces éliminatoires CAN 2027. Plus de calcul. Il faut gagner. Et pour gagner, il faut des joueurs affamés. Obiang l’est.
On souhaite prompt rétablissement à Appindangoye. Un guerrier. Mais on salue le signal envoyé. Faire confiance au National-Foot 1, ce n’est pas un cadeau. C’est une nécessité. Chris Obiang n’est plus une promesse de D1. C’est un Panthère.




