POLITIQUE

Pékin / Manganèse : Le Gabon ne veut plus exporter brut, il veut transformer !

Le Gabon avance, pas à pas, vers la transformation locale de son manganèse.

Ce jeudi 5 novembre 2026, à Pékin, la République Gabonaise, Eramet Comilog et Sinohydro, filiale du groupe chinois PowerChina, ont signé une lettre d’intention. Le texte ouvre une piste claire : étudier l’alimentation électrique d’une future usine d’alliages de manganèse, à l’étude au Gabon.

L’idée centrale tient en une phrase : sans énergie compétitive, disponible sur le long terme, pas d’industrie de transformation. Les parties le savent. Elles veulent donc examiner la construction d’une ou plusieurs centrales hydroélectriques. Ces ouvrages pourraient sécuriser les besoins de l’usine envisagée dans la région de Libreville, tout en renforçant les capacités nationales de production d’électricité.

Sinohydro apportera son expertise technique. Eramet Comilog exposera ses besoins en électricité. L’État gabonais, lui, posera le cadre de la coopération. Les travaux porteront aussi sur les modalités commerciales et financières d’une possible entente.

Cette lettre d’intention ne crée pas encore une usine. Elle prolonge le protocole d’accord signé le 20 juillet 2026 entre la République gabonaise, Eramet et Eramet Comilog. Ce protocole prévoyait déjà l’étude de plusieurs scénarios industriels pour transformer le manganèse sur place, au lieu de l’exporter brut.

À Pékin, les signatures valent donc engagement à étudier, à chiffrer, à comparer. Une nouvelle étape, sobre, mais décisive, dans un dossier où le Gabon veut passer du sous-sol à l’usine, de la matière première à la valeur ajoutée.

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