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OM : De serial buteur à serial gaffeur, Aubameyang écarté du groupe pour avoir aspergé un dirigeant à l’extincteur

Il semblerait que Pierre-Emerick Aubameyang ait confondu le centre d’entraînement de l’OM avec le tournage d’un remake raté de Pompier de service. Alors que Bob Tahri, garant de l’ordre et de la discipline au sein de la direction sportive, s’assurait que chacun rejoigne les bras de Morphée pour respecter le couvre-feu, l’attaquant gabonais a décidé de sortir l’artillerie lourde.

Plutôt que de glisser une simple blague de vestiaire ou de contester le règlement par la parole, « PEA » a dégainé l’extincteur. Résultat des courses : un Bob Tahri transformé en bonhomme de neige improvisé, et une chambre ressemblant désormais davantage à un sommet alpin après une tempête de poudreuse qu’à un lieu de repos pour sportif de haut niveau. Lit, effets personnels, dignité de la direction… tout est passé sous la neige carbonique.

On connaissait le sens du but de l’ancien Gunner, on découvre aujourd’hui son sens de l’humour… pour le moins givré. Si l’intention était de « clouer le bec » au surveillant du couvre-feu, la manœuvre a surtout fini par geler ses propres chances de fouler la pelouse ce week-end. En voulant éteindre le zèle de Tahri, il a surtout réussi à éteindre sa propre fin de saison.

La sanction n’a pas tardé à tomber, aussi sèche qu’un jet de CO2 : le joueur a été immédiatement écarté du groupe. Pas de voyage en Normandie, pas de déplacement au Havre, et surtout pas de pardon immédiat pour ce qui ressemble à une crise d’adolescence tardive.

À l’heure où l’OM cherche de la stabilité et du sérieux pour boucler son exercice, voir son attaquant vedette jouer avec le matériel de sécurité incendie comme s’il était en classe verte laisse perplexe. Bob Tahri, censé faire respecter la rigueur professionnelle, se retrouve victime d’un bizutage que même des stagiaires de troisième hésiteraient à tenter.

Aubameyang pourra donc profiter du week-end pour réfléchir à sa reconversion. À défaut de briller devant le but adverse, il a prouvé qu’il savait viser une cible immobile et désarmée avec une précision chirurgicale. Reste à savoir si, après avoir aspergé ses supérieurs, il parviendra à éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé dans son propre vestiaire. Pour l’instant, c’est le grand froid entre lui et le club.

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