SOCIÉTÉ

Affaire EGCA – SATRAM : Vers un déni de justice ? Des « hautes personnalités » tenteraient de faire libérer l’ADG

Le feuilleton judiciaire paralysant le fleuron industriel de la capitale économique depuis près d’une décennie vient de connaître un tournant décisif. Le lundi 11 mai 2026, l’enceinte du tribunal de Port-Gentil a été le théâtre d’un dénouement que beaucoup n’osaient plus espérer, marquant peut-être la fin d’une ère d’impunité.

L’information est tombée avec fracas en début d’après-midi : Olivier Constant Nzue, Administrateur Directeur Général d’ALOGIS, ainsi que vingt-quatre autres membres et proches du dossier, ont été déferrés à la prison centrale de Port-Gentil. Le premier motif d’inculpation retenu à ce stade est celui d’association de malfaiteurs. Cette décision radicale intervient dans un climat de tension extrême, où les enjeux financiers se heurtent frontalement à une détresse sociale devenue insupportable pour des centaines de foyers.

Cependant, malgré cette avancée notable, l’inquiétude demeure vive au sein de l’opinion publique. Des sources persistantes font état de manœuvres intenses en coulisses. Des voix s’élèvent pour dénoncer l’influence de certaines hautes personnalités de la République qui, profitant de la situation de précarité extrême des employés des sociétés EGCA et SATRAM, tenteraient d’exercer des pressions directes sur le ministère de la Justice. L’objectif de ces tractations serait d’obtenir une audience spéciale afin de garantir une mise en liberté provisoire à l’ADG d’ALOGIS.

Selon les témoignages des travailleurs, ce réseau d’influence viserait à protéger des cadres de la grande administration et des magistrats du siège. Ces derniers sont accusés par les sinistrés d’avoir pris ces entreprises en otage depuis bientôt dix ans, traitant le tribunal comme un titre foncier personnel pendant que les familles des salariés croupissent dans la misère. Il est d’ailleurs révélé que, pendant que les salaires restaient impayés, Monsieur Nzue Olivier Constant percevait une rémunération mensuelle indécente de plus de 10 millions de francs CFA.

Face à ce qu’ils qualifient de mascarade judiciaire, les employés se tournent désormais vers le Président de la République. Le regard des habitants de Port-Gentil est fixé sur le sommet de l’État, car chaque famille de la ville est touchée de près ou de loin par ce drame social. Les travailleurs rappellent avec force que SATRAM est une société citoyenne qui ne demande qu’à fonctionner sainement, loin des appétits voraces de ceux qui l’ont dépouillée.

Toute la lumière doit désormais être faite. Le déferrement de ce lundi doit marquer le début d’une justice équitable où les responsables répondent de leurs actes devant la loi. Pour les centaines de familles qui ne réclament que leurs gains et leur dignité, l’espoir renaît, mais la vigilance reste de mise face à un système ayant prouvé sa capacité de résistance par le passé. Cette affaire est désormais le test ultime de la volonté de restauration de l’ordre et de la justice au Gabon.

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