Carnet noir : Hubert Ondo dit « Jimmy » l’un des plus célèbres amis d’Ali Bongo est mort
La ville d'Oyem et l'ensemble de sa communauté sont en deuil. C'est une bien triste nouvelle qui s'est répandue en ce début de semaine : Hubert Ondo, affectueusement surnommé « Jimmy », s'est éteint ce lundi 3 août 2026 à 8 heures 20.
La ville d’Oyem et le monde culturel gabonais sont plongés dans la tristesse. Hubert Ondo, affectueusement surnommé « Jimmy », s’est éteint ce lundi 3 août 2026 à 8 heures 20 au Centre Hospitalier Régional d’Oyem, également connu sous le nom d’Hôpital Canadien. Malgré les soins qui lui étaient prodigués, l’artiste n’est pas parvenu à surmonter la maladie.
Artiste à la trajectoire aussi brillante que tourmentée, cet enfant d’Oyem d’une renommée internationale laisse derrière lui un héritage considérable, marqué par plusieurs chansons devenues d’authentiques pièces du patrimoine musical national. Sa disparition plonge dans le deuil ses proches, ses admirateurs et la capitale provinciale du Woleu-Ntem, à laquelle son nom demeurait profondément attaché.
Ce dernier s’était imposé sur la scène gabonaise au cours des années 1970, une période charnière où les artistes nationaux commençaient à enregistrer et à diffuser leurs œuvres en Europe. Plusieurs générations se souviennent encore de son élégance naturelle, de son timbre de voix singulier et de son goût prononcé pour les sonorités pop, rock, soul et disco.
En 1977, il avait notamment marqué les esprits avec la sortie du 45-tours « Faisons l’amour / Quand tu ris », commercialisé dans plusieurs pays sous les prestigieux labels Polydor et MCA. Naviguant entre pop, musique latine et ballade, ces deux titres lui avaient permis d’embrasser un succès retentissant et de toucher un public dépassant largement les frontières du Gabon.
La carrière de Jimmy Ondo reste également indissociable de celle d’Alain Bongo, devenu bien plus tard le président Ali Bongo Ondimba. Jimmy Ondo est reconnu comme celui qui initia et accompagna le jeune Alain dans ses tout premiers pas musicaux, alors que ce dernier n’était encore qu’un adolescent passionné de pop et de rock. De cette complicité était née une collaboration historique : en 1976, les deux amis avaient enregistré ensemble à Hambourg, en Allemagne, les morceaux « Si dans la vie » et « Restons Gabonais, Restons Africains ».
Dès l’annonce de son décès, de très nombreuses réactions de compassion ont afflué à Oyem et à travers tout le pays pour saluer la mémoire d’un grand nom de la chanson. Le départ de « Jimmy » laisse un grand vide, mais ses mélodies continueront de faire vivre son souvenir dans le cœur des Gabonais.




