Ultimatum à l’USTM : les enseignants prêts à barricader le portail dès ce lundi 6 juillet !
Le climat social s’est brutalement détérioré à l’Université des Sciences et Techniques de Masuku, où le spectre d’une paralysie totale plane dès ce lundi 6 juillet 2026.
Réunis en assemblée générale le vendredi 3 juillet à l’auditorium Mbaya de Franceville, les enseignants-chercheurs ont massivement répondu à l’appel du Syndicat national des enseignants-chercheurs pour exprimer leur exaspération face au non-paiement chronique de leurs heures de vacation. Cette mobilisation, marquée par des débats particulièrement houleux, traduit le ras-le-bol d’un corps enseignant confronté à une situation financière qu’il juge désormais intenable.
La colère de l’organisation syndicale est exacerbée par une profonde incompréhension administrative. Alors que le rapport d’audit nécessaire à la régularisation du dossier est finalisé et disponible, le blocage des fonds persiste de manière injustifiée. Le président du SNEC-USTM, le Dr Ferdinand Evoung Evoung, et son secrétaire général, le Dr Elvis Jolimon Mbot, pointent du doigt une rupture d’égalité flagrante, affirmant que d’autres établissements d’enseignement supérieur du pays ont déjà perçu leurs règlements. Les leaders syndicaux dénoncent un traitement discriminatoire et l’enracinement d’un retard structurel inacceptable.
Face au mutisme des autorités, les enseignants-chercheurs entament dès aujourd’hui une phase d’action directe. Un ultimatum de trois jours a été officiellement lancé aux responsables compétents pour apurer l’ensemble des arriérés de paiement. À l’expiration de ce délai, une nouvelle assemblée générale se prononcera par vote sur la suite du mouvement, le durcissement vers une suspension globale et définitive des activités pédagogiques étant explicitement mis sur la table.
L’impact de cette crise se fait déjà lourdement ressentir sur le campus de Franceville. Les enseignants appliquent désormais un strict boycott des activités complémentaires en se limitant exclusivement à leur charge horaire réglementaire de base. Cette grève du zèle ralentit considérablement le rythme des enseignements et réduit de manière drastique le volume des cours dispensés aux étudiants.
Tout en maintenant une porte ouverte aux négociations, le syndicat avertit que la patience de la base est épuisée. Le règlement des vacations, suspendu depuis septembre 2025, est devenu une condition non négociable pour préserver l’avenir de l’institution, sous peine de voir l’année académique en cours définitivement compromise.




