Où est passé tout l’argent remis par OLIGUI NGUEMA ? Mystère et colère après la disparition de 70 000 euros destinés à la diaspora
C’est la question sur toutes les lèvres au sein de la communauté gabonaise de France, et elle claque comme un camouflet à l’éthique prônée par les nouvelles autorités : Où est passé tout l’argent ? Alors qu’en juin dernier, Son Excellence l’Ambassadeur Alfred Nguia Banda rappelait avec une fermeté solennelle les exigences de probité, de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion communautaire, les vieux démons du favoritisme et des arrangements entre proches semblent avoir refait surface. Et la colère, cette fois, est explosive.

Au cœur de ce scandale financier se trouve une enveloppe colossale de 100 000 euros remise le 21 juillet dernier par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette somme importante était censée oxygéner les affaires des entrepreneurs et des exposants du marché artisanal gabonais en France. La gestion du pôle avait été confiée à Chancia Ivala et Steeve Avoungou, deux figures du Conseil Gabonais de France réputées proches de Valéry Mba.
Mais le calcul est vite fait, et les chiffres ne mentent pas. Sur les 100 000 euros mis à disposition, seuls 30 000 euros ont effectivement atteint leurs destinataires. En effet, 30 bénéficiaires ont reçu 1 000 euros chacun des mains de Mr Avoungou.
Et le reste ? Volatilisé. Le reliquat astronomique de 70 000 euros demeure introuvable. Où est passée cette somme ? Qui l’a empochée ? Qui a validé cette répartition opaque ?
Selon certaines sources, Chancia Ivala aurait quitté les lieux précipitamment juste après la rencontre citoyenne avec le Chef de l’État, emportant avec elle le montant litigieux. Une attitude suscitant l’incompréhension et l’indignation générale. Le Collectif des Entrepreneurs Gabonais de France va jusqu’à interpeller publiquement l’avocat et président du FDS, Anges Kevin Nzigou, afin qu’il ramène à la raison sa militante.
L’affaire prend une tournure encore plus embarrassante à l’approche des Journées économiques prévues du 26 au 28 novembre prochain à Paris. Comment le Directeur général de l’ANPI peut-il s’afficher en réunion préparatoire aux côtés d’Ivala, d’Avoungou ainsi que de leur mentor Valéry Mba, alors même que ces derniers sont soupçonnés de détenir des fonds publics détournés ? Pour la diaspora, l’exemplarité doit être totale : aucun acteur entaché par ce scandale ne devrait participer à l’organisation de ces Journées.
Face à ce silence assourdissant, le Collectif des Entrepreneurs Gabonais de France exige la publication immédiate et détaillée de la liste des bénéficiaires et des montants distribués, lors de la prochaine réunion des entrepreneurs. Les services sécuritaires de l’Ambassade et les autorités diplomatiques sont également sommés de diligenter une enquête interne en urgence.
Si la lumière n’est pas faite dans un délai raisonnable, le ton changera radicalement. Le Collectif annonce son intention de saisir simultanément la justice gabonaise (notamment le B2) et les autorités administratives et fiscales françaises.
La Constitution et le Code pénal gabonais sanctionnent lourdement le détournement de deniers publics. Le droit français, quant à lui, offre tous les leviers nécessaires pour déclencher des enquêtes économiques approfondies sur le sol hexagonal. La communauté le martèle haut et fort : l’ère de l’impunité et des mauvaises pratiques du passé doit être définitivement révolue.




