Makokou–Ekata : le chantier démarre enfin ! 260 km, 144 engins, des milliers d’emplois
Dans la journée du lundi 24 août 2026, le stade Sino-Gabonais avait des airs de parc à engins. 144 machines flambant neuves, alignées, prêtes. Sous les yeux du ministre des Travaux publics, Edgar MOUCKOUMBI, le groupement MARIPOMA/BSK STALLION GABON a officiellement réceptionné le matériel destiné à la route Makokou–Mékambo–Ekata.
260 kilomètres de bitume à poser. 260 kilomètres pèsent sur la vie de tout un département depuis trop longtemps. Pour s’en sortir, il fallait des moyens. Ils sont là. 42 pick-up, 32 camions, 12 compacteurs, 9 niveleuses, 6 bulldozers, 6 porte-chars, 6 camions-citernes et 4 pelles hydrauliques. Le convoi va désormais prendre la direction de l’Ogooué-Ivindo. L’objectif est simple : démarrer, et surtout accélérer. Car le retard a laissé des traces.
Lors de sa dernière descente sur le terrain, Edgar MOUCKOUMBI l’avait dit sans détour. Près de neuf mois de perdus. Les populations attendent, et l’État se doit d’être à la hauteur de cette attente. D’où cette mise en demeure déguisée en mobilisation.
La pression ne retombe pas. En fin de semaine, le membre du gouvernement remettra lui-même les pieds à Makokou. Il veut voir les engins arriver, et surtout vérifier que l’organisation suit. La priorité est déjà fixée : le tronçon Mékambo–Ekata–Frontière Congo. Le plus dégradé, le plus urgent.
Mais il serait réducteur de ne voir dans ce chantier que de l’asphalte. Cette route porte autre chose, à savoir : la promesse d’un territoire qui se remet en mouvement. Près de 2 000 emplois directs et 1 200 emplois indirects sont annoncés. Avec elle doivent venir les forages, l’électricité, l’éclairage public.
Des écoles à reconstruire, des dispensaires à relever, des villages traversés qui doivent sentir le changement. Il ne s’agit donc pas seulement de relier des points sur une carte. Il s’agit de transformer des vies. De désenclaver, de reconnecter, de redonner de la dignité. L’heure n’est plus aux discours, elle est aux actes. Et dans l’Ogooué-Ivindo, on attend que le bruit des moteurs couvre enfin celui de la poussière.




