POLITIQUE

DROIT DE RÉPONSE : Mise au point de Monsieur Valéry NKWELE MBA, Président du Conseil des Gabonais de France

À la suite de notre publication intitulée « Où est passé tout l'argent remis par Oligui Nguema ? Mystère et colère après la disparition de 70 000 euros destinés à la diaspora », Monsieur Valéry NKWELE MBA, Président du Conseil des Gabonais de France (CGF), a souhaité apporter plusieurs précisions afin que les lecteurs disposent d’une information complète, équilibrée et conforme aux faits.

1. Le Village de l’Artisanat et de l’Innovation : une initiative portée à l’origine par le Conseil des Gabonais de France

Valéry NKWELE MBA rappelle, en premier lieu, que le concept du Village de l’Artisanat et de l’Innovation « Le Petit Oloumi » est une initiative originellement conçue et portée par le Conseil des Gabonais de France, avec l’ambition de valoriser le savoir-faire, l’entrepreneuriat, l’innovation et les talents des Gabonais établis en France.

Dans le contexte de la visite d’État en France de Son Excellence Monsieur Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, ce projet a été proposé à la Coordination générale mise en place pour l’organisation de cette visite, conduite par Monsieur Cyrille ONA.

Après son intégration au dispositif général de la visite d’État, l’organisation du Village s’est inscrite dans le cadre de cette Coordination générale et de la gouvernance mise en place à cette occasion.Pour Valéry NKWELE MBA, cette distinction est essentielle : être à l’initiative d’un projet ne signifie pas en avoir assuré l’organisation opérationnelle, la coordination de la visite des stands par le Chef de l’État, ni, a fortiori, la réception, la gestion ou la répartition des fonds ultérieurement affectés à cette initiative.

Le Conseil des Gabonais de France assume pleinement et avec responsabilité le fait d’avoir été à l’initiative de ce projet et demeure fier d’avoir contribué à la conception d’un espace destiné à mettre en valeur l’excellence, la créativité et le dynamisme des Gabonais établis en France.

2. Aucune implication personnelle dans la réception, la gestion ou la répartition de l’enveloppe financière

Sur le volet financier, Valéry NKWELE MBA réfute formellement toute affirmation ou insinuation susceptible de le présenter comme ayant participé à la réception, à la conservation, à la gestion ou à la répartition de l’enveloppe financière évoquée dans la publication.

Il précise n’avoir, à aucun moment, participé à la réception de ces fonds, à leur gestion ou à leur allocation au bénéfice des entrepreneurs et exposants concernés.

Il estime dès lors qu’il serait factuellement infondé d’établir un quelconque lien de responsabilité entre sa personne, sa fonction de Président du Conseil des Gabonais de France et les décisions prises dans le cadre de la gestion de cette enveloppe.

Il rappelle également que les relations personnelles, professionnelles ou associatives qu’il peut entretenir avec certains acteurs de la communauté gabonaise ne sauraient constituer, en elles-mêmes, la preuve ou le fondement d’une quelconque participation à des décisions ou à des actes auxquels il n’a pas pris part.

Selon lui, la proximité avec une personne ne vaut ni mandat, ni instruction, ni contrôle, ni responsabilité juridique pour les actes que celle-ci pourrait accomplir dans le cadre d’une organisation.

Valéry NKWELE MBA souligne par ailleurs qu’à sa connaissance, aucun élément objectif, document ou décision ne permet d’établir qu’il aurait participé à la gestion des fonds évoqués ou qu’il aurait bénéficié d’un quelconque avantage en lien avec leur utilisation.

3. Les responsabilités doivent être établies sur des faits objectifs et vérifiables Valéry NKWELE MBA considère que, sur un sujet aussi sensible, qui touche à la confiance de la communauté et à l’utilisation de fonds destinés au soutien de ses entrepreneurs, les responsabilités éventuelles doivent être établies à partir d’éléments objectifs, vérifiables et documentés, et non sur la base de rapprochements personnels, d’insinuations ou d’amalgames.

Si des interrogations subsistent quant à la répartition de l’enveloppe financière évoquée dans la publication, il estime que celles-ci doivent pouvoir recevoir des réponses précises, documentées et contradictoires.

Les personnes et structures effectivement investies de responsabilités dans la gestion de ces fonds doivent ainsi pouvoir apporter, chacune dans le strict périmètre des responsabilités qui étaient les siennes, les éléments permettant d’établir clairement la chronologie des faits, les montants concernés, les modalités de leur affectation ainsi que leur utilisation.Pour Valéry NKWELE MBA, une telle démarche de transparence serait de nature à répondre aux interrogations exprimées et à restaurer la sérénité au sein de la communauté gabonaise de France.

Il indique n’avoir aucune difficulté avec le principe de la transparence et considère, au contraire, que toute clarification fondée sur des faits et des documents ne peut qu’être bénéfique à la communauté gabonaise de France et à la crédibilité de ses initiatives.

4. Ne pas confondre responsabilité individuelle et appartenance à une communauté

Le Président du Conseil des Gabonais de France insiste également sur la nécessité de ne pas confondre responsabilité individuelle et proximité relationnelle ou appartenance à une même communauté.

L’appartenance à une même organisation, la participation à un même événement ou l’existence de relations personnelles ne sauraient, à elles seules, établir une responsabilité dans des décisions prises ou des actes accomplis par d’autres personnes.

Le Conseil des Gabonais de France est une organisation qui œuvre, dans le cadre de ses responsabilités, à la représentation, à l’accompagnement et à la mobilisation de la communauté gabonaise en France. Son Président estime donc qu’il ne saurait être tenu pour responsable de décisions prises par d’autres acteurs dans le cadre de dispositifs ou de responsabilités qui ne relevaient pas de ses attributions.

Cette précision apparaît d’autant plus importante, selon lui, que les amalgames peuvent injustement porter atteinte à la réputation de personnes ou d’organisations sans contribuer à l’établissement des faits.

5. Préserver l’unité de la diaspora et regarder vers l’avenir

Au-delà de cette nécessaire mise au point, Valéry NKWELE MBA souhaite que cette situation ne conduise pas à fracturer davantage la diaspora gabonaise de France.

La visite d’État de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a permis, selon lui, de mettre en lumière le potentiel considérable des compatriotes établis en France dans les domaines de l’entrepreneuriat, de l’innovation, de l’artisanat, de la culture et de l’investissement.

Les annonces faites par le Président de la République à l’endroit de la diaspora ouvrent des perspectives importantes et doivent, estime-t-il, conduire à regarder au-delà des polémiques du moment.

Il appelle ainsi l’ensemble des acteurs de la diaspora à transformer cette dynamique en projets fondateurs, structurants et durables, capables de créer de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs, d’accompagner les talents, de favoriser l’investissement et de renforcer les liens entre les Gabonais de France et leur pays.

Pour lui, la responsabilité collective consiste désormais à dépasser les querelles, à privilégier les faits aux insinuations, le dialogue aux divisions et la construction collective aux oppositions personnelles.

Le Conseil des Gabonais de France entend prendre toute sa part dans cette dynamique, dans un esprit de responsabilité, de transparence et d’ouverture.Valéry NKWELE MBA réaffirme enfin son engagement en faveur du dialogue, de l’apaisement, du respect des institutions et du rassemblement de tous les Gabonais de la diaspora autour d’une ambition commune : servir le Gabon, contribuer à son développement et faire de sa diaspora une force de proposition, d’investissement et de rayonnement, dans l’unité et l’intérêt général.

C’est dit !

Valéry NKWELE MBA, Président du Conseil des Gabonais de France

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