SOCIÉTÉ

TRANSGABONAIS : 6 nouveaux patrons de la sécurité débarquent – Formés au Gabon et au Maroc, ils vont serrer la vis

Owendo, 16 octobre 2026. Ils ne sont que six, mais leur mission pèse 648 kilomètres. La Société d’Exploitation du Transgabonais vient de certifier six nouveaux inspecteurs d’exploitation ferroviaire. Six mois de formation entre le Gabon et le Maroc, et désormais, le terrain.

La cérémonie s’est tenue à leur siège, en présence du Directeur Général Christian Magni, sous la présidence du Directeur des Ressources Humaines Jean Robert Avatoli. A la clé, des parchemins, mais surtout une responsabilité immense : faire respecter les procédures, traquer l’écart, garantir que chaque train partant d’Owendo arrive à Franceville.

Car l’inspecteur d’exploitation n’est pas un contrôleur de bureau. C’est un gendarme du rail. Il descend sur la voie, il contrôle la circulation, il vérifie les gestes, il sanctionne l’approximation. Dans un métier où l’excellence n’est pas une option mais une obligation, comme l’a rappelé Jean Robert Avatoli.

La Directrice de la Gestion des Circulations, Sandrine Raymonde Trojani, a enfoncé le clou. Ces agents ont la lourde charge d’assurer les contrôles sur le terrain afin que les activités soient réalisées selon les standards et les exigences de sécurité. Pas de place pour l’à-peu-près.

Cette promotion tombe à point nommé. Le Transgabonais est l’artère vitale de l’économie gabonaise. En 2024, ce sont 264 000 passagers et 8,9 millions de tonnes de fret, dont 8,4 millions de tonnes de minerai, qui ont transité sur la ligne. A ce volume, la moindre défaillance se paie cash.

Et pendant que les hommes montent en compétence, les milliards suivent. En juillet dernier, la SETRAG a bouclé un financement colossal de 204,7 milliards de FCFA avec ses partenaires pour poursuivre la rénovation des voies, la modernisation de la signalisation et la sécurisation du réseau. De l’argent, beaucoup d’argent, mais sans les hommes pour faire appliquer les règles, l’investissement ne sert à rien.

C’est ce qu’a bien compris Paul-Yannick Adzabe Bivegue, porte-parole de la promotion. Pour lui, la formation a été une école de vigilance et de rigueur. Connaître les procédures ne suffit pas, il faut avoir le courage de décider.

Avec ces six nouveaux inspecteurs, l’entreprise ferroviaire envoie un message clair : la modernisation du Transgabonais ne sera pas que du béton et des rails neufs. Elle sera aussi humaine. Plus de contrôle, plus de discipline, plus de sécurité.

Le défi commence maintenant, sur le ballast, sous le soleil, là où se joue la vraie sécurité.

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