Modernisation routière dans la Boumi-Louétsi : le cri du cœur des populations pour les écoles et dispensaires
Le projet de modernisation routière dans le sud du Gabon franchit une nouvelle étape réglementaire. Mercredi 24 Juin dernier, la commune de Mbigou, chef-lieu du département de la Boumi-Louétsi, a accueilli la première phase de la consultation publique concernant l’aménagement de l’axe routier reliant Lebamba à Mbigou. Organisée par l’entreprise de construction EBOMAF, cette rencontre a rassemblé de nombreux acteurs clés dans la salle de réunion du Conseil départemental. Parmi les participants figuraient les chefs des villages de Lengoye, Kongui et Potopoto, les représentants du regroupement Malou et du quartier Bandzaou, ainsi que des notables, des autorités locales et des cadres du ministère des Travaux publics.
Sur le plan technique, cette réunion visait avant tout une mise en conformité administrative et environnementale. En effet, les travaux avaient été initiés en urgence sur instruction directe du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans le but de désenclaver rapidement la région et d’améliorer le quotidien des habitants. Un technicien de l’équipe projet a d’ailleurs précisé qu’il s’agissait de régulariser la situation en lançant les inventaires et l’étude d’impact environnemental indispensables, des démarches devant normalement précéder le premier coup de pioche.
Cette tribune d’échange a surtout permis aux populations locales d’exprimer directement leurs attentes et leurs inquiétudes. Les discussions ont largement tourné autour de la question cruciale de l’indemnisation des personnes impactées par le tracé de la route.
« Nous saluons le démarrage de ces travaux tant attendus, mais il est primordial que les familles dont les plantations ou les habitations sont touchées soient dédommagées de manière juste et transparente avant que les machines ne passent », a insisté l’un des représentants des notables de la Boumi-Louétsi.
Au-delà des compensations financières, les résidents ont plaidé pour un accompagnement social fort, demandant notamment à ce que le projet intègre la réhabilitation d’infrastructures publiques essentielles.
« La route est une excellente chose, mais nous avons aussi besoin de structures viables pour vivre dignement. Nous demandons qu’EBOMAF et l’État profitent de leur présence pour réhabiliter nos écoles et nos dispensaires, qui manquent cruellement de moyens », a plaidé un chef de village au cours des débats.
Après ces échanges constructifs, la journée s’est clôturée dans une ambiance conviviale autour d’un cocktail dînatoire. Le dialogue communautaire va se poursuivre le mois prochain, puisque la deuxième phase de ces consultations publiques est officiellement programmée pour le 25 juillet 2026 à Makongonio.




