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Infrastructures routières / Booué : Entre colère des riverains et secrets de Génie civil, le mystère du « liquide noir » enfin élucidé !

La qualité des infrastructures routières en cours de réalisation à Booué suscite actuellement une vive polémique au sein de l’opinion publique. Alors que les filles et les fils de la province de l’Ogooué-Ivindo attendent avec une impatience légitime la livraison d’une voie de communication praticable en toute saison, notamment sur la section allant de la station-service de Booué au pont historique de Milet (3 km) sur l’axe Koumameyong-Booué (48 km), l’incompréhension s’est installée face aux récentes méthodes de travail de la société Continental XBTP observées sur le terrain.

Le déclic de cette controverse est venu de l’apparition de techniciens s’attelant à pulvériser un liquide noirâtre sur la chaussée. Pour de nombreux riverains et usagers de ce tronçon, le spectacle a de quoi surprendre. À l’heure actuelle, la route ne présente qu’une piste en latérite qui semble manquer de compactage et d’une structuration de finition classique. Face à ce constat, les rumeurs se sont rapidement propagées, certains internautes et habitants allant jusqu’à affirmer qu’il s’agirait d’une banale huile de vidange répandue sur le sol pour tromper la vigilance des citoyens et simuler un semblant d’avancement.

Pourtant, derrière l’indignation populaire, les professionnels du secteur opposent une réalité technique bien précise. Un expert des chantiers routiers a tenu à lever le voile sur ce procédé souvent méconnu du grand public. Selon ses explications, cette opération s’apparente initialement à une imprégnation sableuse. Cette technique consiste à imprégner le sol à l’aide d’une émulsion spécifique composée de bitume et de pétrole, avant d’y adjoindre du gravillon ou du sable concassé.

L’objectif premier de cette manœuvre est de maintenir le trafic routier dans des conditions acceptables pendant une période limitée en minimisant les désagréments majeurs que sont la poussière en saison sèche et la boue en période de pluies. Bien qu’elle ne constitue ni un bitumage traditionnel complet ni un bétonnage, cette méthode s’avère nettement supérieure à la latérite brute. Au-delà de l’imprégnation classique, il s’agirait en réalité d’une expérimentation, pour la toute première fois au Gabon, d’une nouvelle technologie de revêtement routier à base de polymère.

Cette mise au point est d’ailleurs corroborée par des techniciens originaires de la province et exerçant dans le domaine du Génie civil. Ces derniers rassurent l’opinion en précisant que l’application de ce produit représente la phase préparatoire de l’ouvrage. Dans la chronologie de ce chantier spécifique, cette étape technique précède la pose successive des strates indispensables, à savoir la couche de base suivie des couches de finition, garantissant ainsi la robustesse et la durabilité de la future route.

L’importance de ce chantier est telle qu’une mission conduite par le Président de la République, accompagné de spécialistes, est attendue sur les lieux. Cette inspection aura pour but d’évaluer les résultats obtenus et de déterminer si cette solution technologique est parfaitement adaptée aux réalités géologiques et climatiques de cette région, une évaluation qui interviendra en amont ou pendant les festivités très attendues du 30 août prochain.

Le gouvernement et les autorités provinciales restant particulièrement engagés sur le terrain du développement des infrastructures, ce débat met en lumière le besoin crucial d’une communication accrue entre les entreprises adjudicataires et les populations locales afin d’éviter les malentendus et de garantir la transparence des grands chantiers nationaux.

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