Démantèlement d’un réseau de stupéfiants : La DGSS fait tomber un trafiquant mystique et un passeur ingénieux
Dans le cadre de leurs fonctions régaliennes de surveillance et de sécurisation du territoire, les agents de la Direction Générale des Services Spéciaux (DGSS) ont porté un coup d’arrêt majeur au crime organisé. Les forces de l’ordre ont procédé récemment à l’arrestation de deux présumés trafiquants de stupéfiants de nationalité gabonaise et nigériane. C’est un réseau très bien structuré, exerçant cette activité illicite depuis plusieurs années à Libreville et ses alentours, qui vient d’être démantelé.
Le premier suspect, un jeune Gabonais nommé Dany vivant au quartier Bambouchine, gérait ses affaires en tant que Baron dans les secteurs chauds de la Sorbonne et de la Gare-routière. Pour tenter d’échapper à la vigilance des forces de l’ordre, le jeune homme avait recours à des pratiques mystiques. Une tentative désespérée n’ayant cependant pas empêché son arrestation. Face caméra, il a tenté d’expliquer l’arsenal spirituel l’entourant : « Ici, quand tu viens, c’est un temple, on l’appelle l’esprit tronc. C’est un esprit qui protège pour que le mal ne t’arrive pas. »
Entendue également lors de l’opération, sa concubine a abondé dans son sens, justifiant la présence de ces fétiches dans le domicile familial :
« Oui, c’est un truc de protection de la maison, de la famille. Nous-mêmes, nous prions, nous et les enfants. » A-t-elle souligné.
Au-delà de cet écran de fumée ésotérique, Dany s’activait très concrètement sur le marché de la drogue de la capitale. Il est rapidement passé aux aveux concernant son approvisionnement et son mode de distribution :
« Je me ravitaille chez un Nigérien, il s’appelle Ebuka, il vit au Nigeria. Je suis un détaillant, je fais dans le détail de la cocaïne. Je finis de vendre en détail à 5 000, 5 000. Dès que je finis de vendre, je l’envoie son argent. » A-t-il martelé.
Si pour Dany le mysticisme était son principal moyen de protection, pour son acolyte de nationalité nigériane, la stratégie reposait entièrement sur la dissimulation mécanique. Ce dernier utilisait les barres de transmission évidées de pièces de véhicules pour masquer la marchandise et traverser les frontières. Devant les enquêteurs, il a détaillé les rouages logistiques de son trafic transfrontalier :
« C’est un ami qui s’appelle Ibrahim, un conducteur de canter. Il amène ça depuis le Cameroun. Quand ça arrive, il m’appelle avec un numéro masqué. Il me dit de venir à la poubelle qui est à l’entrée de Bikélé là. Quand j’arrive, je trouve le sac avec le fer. C’est là où je prends. Je vais le déposer à la maison, je coupe ça un peu, un peu. C’est là où j’ai commencé à faire sortir le tramadol qui est dedans. » A-t-on relevé.
Grâce à cette intervention ciblée, la DGSS prouve une nouvelle fois son efficacité sur le terrain. Cette traque permanente permet de nettoyer les quartiers et démanteler progressivement les réseaux criminels existants sur l’ensemble du territoire gabonais.




