SOCIÉTÉ

Délabrement de la Route : Le quartier Derrière l’École Normale coupé du monde par une crevasse béante

Le soulagement aura été de courte durée pour les habitants du quartier Derrière l’École Normale. Alors que l'élan des travaux d'infrastructure lancé au début de la Transition avait fait naître un espoir sans précédent, le paysage actuel est celui d'une désolation s'accentuant au fil des jours. Aujourd'hui, ce ne sont plus les engins de chantier que l'on entend, mais le silence pesant d'un chantier déserté, laissant derrière lui une voie principale totalement impraticable.

L’exaspération a désormais remplacé l’espoir des habitants de ladite zone. Alors que les chantiers de la Transition avaient redonné des couleurs à la voirie urbaine dans un élan spectaculaire, le soufflet est brutalement retombé. Depuis plusieurs mois, le silence des pelleteuses a laissé place au grondement des eaux de ruissellement, transformant la voie d’accès principale en un spectacle de désolation que les habitants ne peuvent plus ignorer.

Le point de rupture est aujourd’hui matérialisé par une crevasse géante qui balafre la chaussée de part en part. Ce gouffre, véritable canyon urbain né de l’érosion et de l’arrêt des travaux de terrassement, interdit désormais tout passage de véhicule. La route d’autrefois est devenue une faille infranchissable, forçant les propriétaires de voitures à les abandonner sur des parkings de fortune, loin de leur domicile, s’exposant ainsi à des risques de vol ou de vandalisme. Pour regagner leur foyer, les résidents doivent s’improviser équilibristes, longeant des talus friables au péril de leur sécurité.

L’arrivée des pluies en ce mois d’avril 2026 transforme chaque averse en une nouvelle menace. L’eau s’engouffre dans cette plaie béante, emportant les dernières couches de bitume et grignotant dangereusement les fondations des habitations environnantes. L’abandon de ce chantier, pourtant entamé avec une vigueur certaine, reste un mystère pour les familles voyant leur cadre de vie se déliter sous leurs yeux.

Ce chantier, initialement inscrit dans la dynamique des projets prioritaires de la Transition, pourrait selon certains observateurs bénéficier de l’intervention du Génie Militaire. Ce corps est considéré, à juste titre, comme un acteur pivot pouvant être appelé à la rescousse, sa capacité de réaction ayant souvent été mise à contribution pour ce type d’urgence urbaine. Leur déploiement permettrait de stabiliser en un temps record cette faille infrastucturelle menaçant désormais les fondations des habitations environnantes.

Pour les pères et mères de famille contraints à porter leurs courses à bout de bras sur des sentiers de boue, l’arrivée des engins militaires ne serait pas seulement un soulagement technique, mais le signe fort que l’État n’abandonne pas ses citoyens face à l’enclavement.Il est désormais impératif que les autorités activent ce levier opérationnel avant que la prochaine grande pluie ne finisse par emporter définitivement le semblant de route restant.

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