SOCIÉTÉ

Crise de l’EDAN : À la SEEG, le génie informatique sert surtout à saboter le réseau

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) traverse une crise sans précédent dépassant le simple cadre de la panne technique.Après la paralysie prolongée du système d’achat des unités d’électricité EDAN, laquelle a plongé des milliers de foyers de Libreville et de l’intérieur du pays dans le désarroi, l’enquête vient de prendre une tournure résolument judiciaire et spectaculaire.

Lors d’une récente allocution, l’Administrateur Directeur Général (ADG), Steeve Saurel Legnongo, a présenté les excuses de l’entreprise tout en garantissant le remboursement intégral et simplifié des transactions échouées. Cependant, le cœur de son message portait sur une révélation majeure : les audits internes ont formellement écarté la fatalité technique pour pointer du doigt des actes de malveillance délibérés et ciblés contre les infrastructures numériques de la société.

Cette thèse du complot interne s’est concrétisée hier de manière percutante avec l’interpellation et le placement en détention de trois agents de la SEEG, formellement suspectés d’être les auteurs de ce sabotage informatique. Ces arrestations viennent valider les soupçons d’une menace endogène, visant à saboter les efforts de redressement financier consentis par les autorités de la 5ème République sous la supervision du président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Face à ce réseau naissant, la direction générale affiche une tolérance zéro. Alors que la justice poursuit ses auditions pour identifier d’éventuels donneurs d’ordres ou complices, la SEEG a d’ores et déjà annoncé un plan d’urgence pour blinder sa cybersécurité. L’objectif est clair : restructurer l’outil informatique afin que l’accès à l’eau et à l’électricité ne soit plus jamais pris en otage par des intérêts criminels.

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