Le Professeur Franck Idiata recadré sur les origines de Mbombè-A-Gnangué : « il n’était pas Massango, mais Mitsogo 100% »
Présenté en grande pompe le 9 septembre 2026, le dernier ouvrage du Pr Daniel Franck Idiata, intitulé « Mbombè-A-Gnangué et la guerre des Mitsogo contre l’empire colonial français au sud du Gabon de 1903 à 1908 », pensait faire l’unanimité. Publié aux Éditions universitaires gabonaises après une décennie de recherches, cet essai ambitionnait d’offrir une contribution majeure à l’historiographie nationale en immortalisant le combattant anti colonial. Pourtant, la démarche scientifique est aujourd’hui rattrapée par une vive polémique identitaire et historique.
Le point de discorde réside dans une affirmation précise de l’auteur, attribuant une ascendance Massango à la mère du célèbre résistant. Pour la communauté Mitsogo, notamment les garants du culte Bweté et les descendants directs du héros, cette assertion constitue une altération inacceptable de la vérité historique. La mémoire collective, scrupuleusement préservée dans les bastions traditionnels d’Ikobé, d’Etéke, Mimongo et sur les terres sacrées d’Ikembélé, atteste unanimement que sa mère se nommait Gnangué et qu’elle était issue du clan Motoka, l’un des douze clans fondateurs du peuple Mitsogo. L’appellation traditionnelle Mbombè-A-Gnangué, signifiant littéralement Mbombè fils de Gnangué, scelle d’ailleurs de manière irréfutable cette filiation matrilinéaire.
Cette ancrage exclusivement Tsogo est d’autant plus fermement défendu qu’il s’appuie sur des témoignages audiovisuels de référence apportés par des autorités morales encore vivantes. Les notables de la région déplorent vivement que le chercheur n’ait pas jugé utile de consulter la famille directe du guerrier, dont certains membres résident à Libreville. Ce manque de concertation aurait également provoqué des amalgames regrettable avec d’autres figures de l’époque à l’instar de Mulupu, ancien aide de camp de Léon Mba.
Sous la houlette d’acteurs engagés, dont un élu de la Nation, un appel solennel a été lancé pour corriger ce qu’ils considèrent comme une erreur fondamentale. Cette exigence de rigueur s’inscrit dans un contexte favorable, marqué par la volonté du président, Brice Clotaire Oligui Nguema, de réhabiliter le roman national. Si la communauté salue cette dynamique au plus haut sommet de l’État, elle rappelle que la transmission aux jeunes générations exige une fidélité absolue aux faits.




