Urgence au 2e siège de Tsamba-Magotsi : Un appel désespéré au Président Oligui Nguema
Un paradoxe saisissant se joue au cœur de la province de la Ngounié. Alors que le 2e siège de Tsamba-Magotsi a accordé une victoire écrasante au Président Brice Clotaire Oligui Nguema lors de la présidentielle du 12 avril dernier (99,26% des voix, soit 5 843 sur 5 886 suffrages exprimés), ses habitants vivent dans un état de délaissement flagrant.
Ceux des cantons Oumba, Sindara et Dibwa lancent un appel désespéré pour un développement urgent et équitable, face à un contraste cruel avec le 1er siège.
Pendant que le chef-lieu bénéficie d’un hôpital départemental, d’un marché moderne, de commerces et d’établissements scolaires, le District d’Ikobey, cœur du 2e siège, croupit sous le poids de la dégradation.
Routes impraticables, bâtiments administratifs à l’abandon, absence d’électricité, et surtout, l’absence cruciale d’un pont reliant les villages La Song à Eghono, isolent une population riche en ressources.
L’ironie est amère. Cette région, riche en forêts, or, diamants, réserve de waka, ressources halieutiques abondantes, usines de transformation du bois et une magnifique chute (Tsamba), est paradoxalement la plus démunie.
« Cela ne s’explique pas, il ne peut y avoir autant de richesses chez nous et être les plus malheureux, » déplore un jeune homme présent au moment de notre passage sur les lieux.
Le problème, selon les populations, est avant tout politique. Un manque d’initiative et d’efficacité de la part des cadres locaux est pointé du doigt, réclamant un changement radical dans la gestion des affaires locales.
L’absence de pont sur le fleuve Ngounié est un symbole de cet abandon. Le bac, autrefois fourni par le Conseil départemental, est hors service, laissant la population à la merci de la bienveillance de deux sociétés forestières. Leur absence équivaudrait à un isolement total du 2e siège.

« L’État doit assurer le fonctionnement du bac, ou fournir un bateau, mais un pont est la solution durable, » exige un autochtone d’Eghono. Un habitant de Matadi 7 ajoute : « Nous avons des richesses ici, du pétrole, du manganèse… L’État doit s’intéresser à ces matières premières pour booster l’économie locale et améliorer nos conditions de vie. »
L’appel au Président Oligui Nguema est clair et urgent : le développement du 2e siège de Tsamba-Magotsi ne peut plus attendre. Routes praticables, un pont sur le fleuve Ngounié et l’accès à l’électricité sont des besoins vitaux, non négociables, pour une population ayant massivement contribué à son élection.

L’oubli de cette partie de la population représente une injustice abasourdissante méritant une réponse immédiate et concrète de la part des autorités en place. L’heure est à l’action, non aux promesses creuses.




