SOCIÉTÉ

Retour à la normale au Cap Lopez : TotalEnergies relance la machine après l’incident d’Anguille

C’est un ouf de soulagement pour le secteur pétrolier gabonais et les riverains de Port-Gentil. Après une semaine de tension et de travaux intensifs, TotalEnergies EP Gabon a annoncé la fin des réparations sur le pipeline reliant le champ d’Anguille au terminal stratégique du Cap Lopez. La production, qui avait été suspendue par mesure de sécurité, reprend progressivement son cours normal en ce début de mois de mars 2026.

Tout commence le 24 février 2026. Un percement est détecté sur la conduite principale, provoquant une fuite d’hydrocarbures localisée dans le quartier « Côte d’Azur » (zone Asecna). Face au risque environnemental et humain, l’opérateur a réagi avec une célérité exemplaire : Arrêt immédiat des flux de production pour tarir la fuite à la source.

Sécurisation périmétrale de la zone impactée pour éviter tout risque d’incendie.Mesures sociales d’urgence : Le relogement préventif des familles riveraines a été orchestré en un temps record, minimisant l’exposition des populations aux émanations.

Les équipes techniques, mobilisées 24h/24, ont procédé au remplacement de la section endommagée du pipeline. Une fois l’intégrité de l’infrastructure vérifiée par une batterie de tests de pression, le feu vert a été donné pour la réouverture des vannes.

Cette reprise est cruciale : le champ d’Anguille est l’un des poumons de l’exploitation pétrolière offshore du Gabon. Chaque jour d’arrêt représentait un manque à gagner significatif, tant pour l’opérateur que pour les recettes de l’État.

Bien que la production ait repris, TotalEnergies EP Gabon assure rester en « liaison étroite » avec les autorités de tutelle (Ministère du Pétrole) et les collectivités locales. La phase de dépollution et de remise en état du site « Côte d’Azur » se poursuit pour garantir que l’incident ne laisse aucune trace durable sur l’écosystème côtier.

« La sécurité des populations et le respect de l’environnement demeurent nos priorités absolues, même en phase de relance opérationnelle », a tenu à préciser la direction.

Cette gestion de crise démontre une fois de plus que si le risque « zéro » n’existe pas dans l’industrie pétrolière, la capacité de réaction et la transparence restent les meilleurs remparts contre les catastrophes.

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