Transition écologique : Le Gabon accélère l’intégration de la biodiversité dans ses secteurs productifs
C’est un tournant décisif pour la préservation du patrimoine naturel gabonais. Sous l'impulsion du ministère de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat, et en collaboration étroite avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) ainsi que l’Agence française de développement (AFD), Libreville a accueilli ce lundi le lancement de la deuxième phase de l’atelier national consacré aux Instruments de politiques publiques sectorielles (IPPS) favorables à la biodiversité. Cette initiative ambitieuse, ciblant particulièrement les secteurs minier et agricole, marque une étape majeure dans la volonté du pays de concilier développement économique et protection de l'environnement.
L’ouverture des travaux, dirigée par Roger François Azizet, Directeur général de l’Environnement et de la Protection de la Nature, a permis de fixer un cap clair : renforcer la stratégie nationale et le plan d’action pour la biodiversité. Il ne s’agit plus seulement de protéger des zones isolées, mais d’infuser les enjeux environnementaux directement au sein des processus de production. Les participants se penchent actuellement sur la priorisation de quatre instruments stratégiques, issus d’un sondage national, afin de transformer ces réflexions en notes directrices concrètes pour les partenaires financiers.
Cette vision d’un Gabon vert est activement soutenue par la coordination nationale du WWF. Nathalie Nyare Essima, coordinatrice pays de l’organisation, a profité de cette tribune pour rappeler l’urgence d’une mutation profonde de nos modes de production. Selon elle, la survie de nos écosystèmes dépend de notre capacité à intégrer la nature dans chaque décision politique et économique. Elle a ainsi affirmé avec conviction qu’il est désormais essentiel de placer la biodiversité au cœur des secteurs minier, forestier et agricole pour garantir un avenir durable aux populations.
Cette synergie entre les différentes administrations, saluée par le ministère des Eaux et Forêts, s’inscrit parfaitement dans la dynamique de la nouvelle stratégie nationale sur la biodiversité en cours d’élaboration. L’objectif est de créer un cadre méthodologique robuste qui servira de boussole aux décideurs. Cette démarche de longue haleine est portée par la seconde phase du projet BIODEV2030 (2023-2026), un programme d’envergure financé par l’AFD et mis en œuvre par le WWF, confirmant ainsi le rôle de leader du Gabon dans la diplomatie environnementale sur le continent.




