Tragédie sur l’Ogooué : Le naufrage du lac Avanga, terrible inconscience des risques
Le lundi 1er septembre 2025 restera gravé dans la mémoire du département de Bendjé comme une journée funeste. Ce jour-là, sur les eaux de l’Ogooué, une pirogue avec à son bord quinze âmes a sombré, causant un drame humain et révélant une négligence criminelle face aux dangers inhérents à ce type de traversée.
L’embarcation, partie du paisible lac Avanga, avait pour destination Port-Gentil lorsqu’elle a rencontré le fatum. Le bilan est lourd : outre les pertes matérielles encore à évaluer, un jeune compatriote de 23 ans, prénommé Erwin, a perdu la vie. Les quatorze autres naufragés, s’accrochant à la vie, ont réussi à atteindre la rive, trouvant refuge au village d’Otouma, leur espoir de revoir le disparu s’amenuisant avec le temps. Les recherches se poursuivent, mais l’ombre de l’impardonnable planification plane déjà sur cette catastrophe.
Selon plusieurs témoignages concordants, cette tragédie n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe d’un mépris flagrant des règles de sécurité élémentaires. L’opérateur, dans une démonstration d’inconscience abyssale, n’avait manifestement pas jugé utile de munir l’embarcation de gilets de sauvetage en nombre suffisant pour l’ensemble des passagers. Pire encore, la pirogue, dont la capacité maximale est clairement définie, a été manifestement surchargée, transportant bien plus que la tonne autorisée.
Ce naufrage met cruellement en lumière le manque de professionnalisme et l’irresponsabilité alarmante pouvant régner dans l’exploitation des voies navigables. La vie humaine, jetée en pâture à une telle négligence, soulève des questions urgentes sur les contrôles et les sanctions en vigueur. Le souvenir de ce garçon, parti trop tôt, doit servir d’électrochoc pour que de telles horreurs, issues de l’ignorance volontaire des risques, ne se reproduisent plus jamais sur nos fleuves.




