SOCIÉTÉ

Sécurité ferroviaire au Gabon : la SETRAG et les collectivités locales scellent un pacte de protection mutuelle

Le mercredi 11 février 2026, la salle polyvalente de la SETRAG est devenue le centre névralgique d’une réflexion cruciale pour l’avenir du rail gabonais. La Société d’Exploitation du Transgabonais y a lancé un atelier de concertation d’envergure, réunissant ses propres représentants, des experts du secteur ainsi que les autorités locales. Cette rencontre stratégique marque le début d’une semaine de travaux intensifs destinés à transformer durablement la sécurité sur l’ensemble du réseau.

L’ambition de cet événement dépasse le simple cadre d’une réunion technique. Il s’agit avant tout de bâtir un cadre formel d’échanges où chaque acteur, qu’il soit agent ferroviaire ou élu local, voit son rôle clarifié pour devenir un véritable relais de sécurité au sein de sa zone. En s’appuyant sur l’expertise de ceux vivant au plus près des rails et maîtrisant les réalités des communautés riveraines, elle entend recueillir des contributions précieuses pour adapter ses protocoles. L’idée maîtresse est de mutualiser les efforts afin que la sensibilisation ne soit plus perçue comme un événement ponctuel, mais s’inscrive comme une culture partagée et pérenne.

Pour traduire ces intentions en actes, les participants ont déjà esquissé des solutions concrètes bientôt déployées à plusieurs niveaux. La priorité va être donnée à une communication pédagogique accrue auprès des populations afin de les informer des risques spécifiques et des comportements préventifs à adopter. Parallèlement à ce volet humain, la modernisation des infrastructures reste un levier majeur pour réduire mécaniquement les risques d’accidents. Enfin, la montée en compétences des agents de ladite entreprise via des formations rigoureuses sur les nouvelles procédures de sécurité viendra compléter cet arsenal préventif.

Photo de famille à l’issue des travaux © DR

Le Transgabonais demeure une artère vitale pour l’économie nationale, mais son efficacité ne saurait se justifier au détriment de la vie humaine. Malgré les investissements constants, les risques inhérents à l’activité ferroviaire imposent une vigilance de chaque instant. C’est dans cette optique qu’il est privilégié désormais une démarche de co-construction avec les autorités locales, prouvant que la sécurité est un défi collectif.

En plaçant le dialogue et la proximité au sommet de ses priorités, la Société d’Exploitation du Transgabonais réaffirme sa responsabilité envers la nation. Ce processus de concertation démontre que la sécurité n’est pas seulement une contrainte opérationnelle ou technique, mais un engagement moral profond envers chaque citoyen résidant ou travaillant à proximité des rails.

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