POLITIQUE

Scandale au Palais du bord de Mer : L’ancien candidat à la présidentielle, Alain Simplice Boungoueres, écroué pour malversations

L’ancien candidat à l’élection présidentielle d’avril 2025, Alain Simplice Boungoueres, a été placé sous mandat de dépôt dans la journée du lundi 27 octobre 2025 et incarcéré à la prison centrale de Libreville. Nommé conseiller spécial du président de la République en mai dernier, son arrestation intervient dans le cadre des enquêtes financières tous azimuts annoncées par le parquet.

Selon des sources concordantes, le juge d’instruction Junior Loïck Mangongo a ordonné l’incarcération de M. Boungoueres. Bien que le parquet n’ait pas encore fait de communication officielle, l’ancien collaborateur du chef de l’État est principalement visé par de graves soupçons de malversations présumées et de tentatives d’intimidation commises dans l’exercice de ses fonctions.

Les indiscrétions convergent sur l’utilisation abusive de son statut. Placé à la tête du Département des travaux publics et des infrastructures le 8 mai dernier, Alain Simplice Boungoueres est fortement soupçonné d’avoir instrumentalisé sa position de conseiller spécial à des fins personnelles.

Ainsi, il aurait abusé de son influence auprès d’investisseurs du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP).Des sources rapportent qu’il n’aurait pas hésité à utiliser le nom du président Brice Clotaire Oligui Nguema pour parvenir à ses fins illicites.

Les interrogations portent sur d’éventuels délits financiers :

Soustraction d’argent aux patrons d’entreprises ayant obtenu des marchés publics.

Arrogation de services à titre personnel.

Perception de rétrocommissions.

Précisons que derniers temps, il avait multiplié les auditions à la Direction générale des Recherches (DGR), signe que l’étau se resserrait. L’annonce imminente du procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville devrait apporter des précisions sur les chefs d’accusation retenus.

Le dossier Boungoueres n’est qu’un début. Des sources judiciaires indiquent que la DGR s’intéresse désormais à d’autres conseillers spéciaux et collaborateurs du chef de l’État. Si certains ont déjà été entendus puis relâchés, l’enquête au Palais présidentiel est loin d’être close.

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