SOCIÉTÉ

Mouila : le gymnase Omar Bongo libéré de l’emprise des motos-taxis

Le lundi 19 janvier 2026 restera une date marquante pour les sportifs de la ville de Mouila, marquant la fin d’une occupation qui durait depuis avril 2025. Vincent de Paul Bouckat, Directeur provincial de la Jeunesse et des Sports de la Ngounié, a officiellement procédé à l’évacuation du gymnase Omar Bongo, un édifice jusque-là encombré par des centaines d’engins à trois roues.

Cette situation insolite trouvait son origine dans une initiative d’entrepreneuriat portée par la BCEG et la microfinance FINAM. Le projet visait à encourager l’insertion économique des jeunes dans le transport urbain en proposant un modèle de motos-taxis inspiré du concept « Taxi Gab ». Cependant, ce qui devait être un tremplin vers l’autonomie financière s’est rapidement transformé en un contentieux durable.

L’échec de l’opération repose sur plusieurs failles structurelles relevées par les bénéficiaires eux-mêmes. Ces derniers ont dénoncé un coût d’acquisition prohibitif, un manque flagrant d’encadrement technique ainsi que des zones d’ombre administratives liées à la gestion de comptes bancaires. Cette accumulation de frustrations a engendré une résistance collective de la part des jeunes volontaires, prolongeant de fait l’immobilisation des motos à l’intérieur de l’infrastructure sportive.

L’impossibilité d’utiliser ce haut lieu du sport local et des grands rassemblements a fini par alerter les autorités nationales. Un constat de fermeture prolongée avait d’ailleurs été établi en amont par le Secrétaire général du ministère des Sports, soulignant l’urgence de rendre le bâtiment à sa fonction première. C’est en réponse à cette nécessité que la Direction provinciale a lancé l’opération de désencombrement ce lundi matin.

Désormais, le gymnase est prêt à accueillir de nouveau les athlètes de la région. Quant aux engins roulants, ils ont été déplacés vers un nouveau site de stockage. La garde et la gestion de ce parc de motos sont maintenant placées sous la responsabilité de la Direction provinciale des Travaux publics, libérant ainsi définitivement le temple du sport de la Ngounié.

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