Modernisation du Transgabonais : La SETRAG sous l’œil expert de ses partenaires financiers
La Société d’Exploitation du Transgabonais a franchi une nouvelle étape dans son engagement de transparence et de durabilité.
Du 23 au 27 février 2026, l’entreprise a reçu la neuvième mission de suivi environnemental et social (E&S). Cette inspection d’envergure a été pilotée par le cabinet SLR (anciennement IBIS), représenté par Zakariya El Fatih et Lauriane Gay, en étroite collaboration avec des figures clés des bailleurs de fonds internationaux : Vanessa Tassas pour Proparco, ainsi que Muriel Bouzinac-Martin et Louis Nforbelie Ngwa pour la Société Financière Internationale (SFI).
L’enjeu de cette rencontre dépassait la simple formalité administrative. Il s’agissait avant tout de confronter les rapports théoriques aux réalités du terrain, afin de garantir que la modernisation du rail gabonais s’opère dans le respect strict des normes écologiques et humaines.

Le parcours a débuté au siège de la SETRAG à Owendo. Cette première séance de travail a permis de dresser un bilan complet des chantiers en cours et des protocoles de gestion environnementale déployés. Une fois les dossiers techniques examinés, la délégation a entamé un périple provincial pour observer concrètement l’avancement des travaux à Booué, Moanda, Lastourville et Franceville.
Sur le terrain, l’attention des auditeurs s’est particulièrement portée sur le chantier SMD80. Ce projet majeur de remise à niveau de la voie ferrée est scruté de près, tant pour ses avancées techniques que pour les mesures d’atténuation d’impact destinées à protéger l’écosystème local et les populations riveraines. Pour guider les experts, la Directrice du Développement Durable, Marion Jancert, et le Chef de Division chargé des réinstallations, Charles Bissielou Mapangou, ont apporté des éclairages cruciaux sur chaque étape de l’audit.

Le suivi social a constitué le cœur battant de cette mission. À Lastourville, la délégation a visité le chantier du futur marché municipal. Cette infrastructure est une réponse directe aux besoins des populations impactées par les travaux de sécurisation des murs et passerelles. Elle vise à offrir aux commerçants locaux un espace moderne et sécurisé, garantissant ainsi la pérennité de leurs activités économiques malgré les transformations structurelles de la zone.
« La réussite de ce projet ne se mesure pas seulement au kilomètre de rail posé, mais à la qualité de vie préservée pour ceux qui habitent le long de la voie. »

Les échanges directs avec les communautés de Lastourville et de Moanda ont permis d’évaluer la perception des riverains. Les discussions ont abordé avec franchise les processus d’indemnisation pour les habitations touchées, ainsi que les défis quotidiens liés à l’évolution de leur environnement. Par ailleurs, la mission a inspecté les conditions de vie des travailleurs à Moanda et la sécurisation stratégique du tronçon compris entre les PK2 et PK17.
Clôturée le 27 février, cette mission de cinq jours confirme la volonté de la SETRAG de maintenir un dialogue permanent avec ses partenaires financiers. En multipliant les observations directes et les rencontres avec les parties prenantes, les bailleurs de fonds ont pu mesurer les progrès accomplis dans le respect des engagements internationaux.

Ce suivi rigoureux assure que la modernisation du Transgabonais ne se fait pas au détriment de l’environnement ou du tissu social, mais devient au contraire un levier de développement responsable pour l’ensemble du Gabon.




