L’épreuve des eaux à Belle-Vue 2 : l’État au chevet d’une population sinistrée
Le quartier Belle-Vue 2 et les abords de son bassin versant ont récemment vécu des heures sombres sous l'effet de précipitations d'une violence rare. Pour les riverains, chaque averse s'est transformée en un combat pour sauver ce qui pouvait l'être, entre habitations noyées et détresse sociale palpable. C’est face à cette réalité criante que le Ministre des Travaux Publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, s'est rendu sur les lieux hier matin afin de prendre la pleine mesure du désastre.
Accompagné d’une importante délégation ministérielle, le membre du gouvernement a parcouru les zones les plus touchées pour évaluer les dégâts matériels et l’obstruction des voies d’eau. Cette immersion sur le terrain a permis de constater que le système de drainage actuel ne suffit plus à contenir les assauts du ciel, plongeant des familles entières dans une précarité hydrique alarmante. La présence des autorités a été perçue par les habitants non comme une simple visite de routine, mais comme l’espoir d’une fin de calvaire.
Le plan de riposte annoncé par Edgard Moukoumbi s’articule autour de trois axes temporels majeurs pour sortir le quartier de l’ornière. Dans l’immédiat, des interventions d’urgence seront lancées pour curer les conduits et faciliter l’écoulement des eaux stagnantes. À moyen terme, une étude technique approfondie du bassin versant sera menée pour corriger les erreurs de tracé et d’entretien. Enfin, une vision à long terme prévoit la construction d’infrastructures d’assainissement lourdes et résilientes, capables de protéger définitivement les populations contre les caprices climatiques futurs.
Le message porté par le Ministre est celui de la responsabilité et de l’action durable. Il ne s’agit plus de panser les plaies après chaque pluie, mais de bâtir une capitale où la sécurité des biens et des personnes n’est plus à la merci d’un orage. Le gouvernement s’est engagé à un suivi chirurgical de ces chantiers pour que la vie reprenne son cours normal dans ce quartier du 3e arrondissement de Libreville, loin du spectre des inondations chroniques.




