POLITIQUE

L’ACER exige la reprise des élections dans plusieurs circonscriptions suite à des « défaillances organisationnelles

L’Autorité de Contrôle des Élections et du Référendum (ACER) a pris une position ferme concernant les récents scrutins législatifs et locaux. Lors d’une déclaration faite, le mardi 30 septembre 2025 par son président et porte-parole, Dr Wenceslas MAMBOUNDOU, l’ACER a demandé l'annulation et la reprise des votes dans plusieurs circonscriptions.

Tout en saluant les efforts de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), l’instance de contrôle a mis en lumière de sérieux dysfonctionnements ayant entaché le processus.

Deux problèmes majeurs ont particulièrement empêché de nombreux citoyens d’exercer leur droit de vote : La distribution tardive des cartes d’électeurs et l’absence de listes d’affichage dans de nombreux centres de vote. Ces manquements ont rendu la distribution des cartes difficile et ont eu un impact direct sur la participation électorale.

Dr MAMBOUNDOU a toutefois tenu à relativiser la nature des problèmes : « Les incidents recensés relèvent davantage de défaillances organisationnelles et de comportements individuels répréhensibles que d’une volonté coordonnée de fraude électorale. »

Face à ces irrégularités, l’ACER a fermement recommandé au ministre de l’Intérieur, qui est également le président de la CNOCER, d’annuler et de reprendre le scrutin dans les localités suivantes :

Estuaire : Ntoum, 1er arrondissement (siège unique) et 2e arrondissement (école catholique).

Haut-Ogooué : département Lékoni-Lékori, 1er siège.

Nyanga : département Douigny, 2e siège.

Ogooué-Lolo : département Lolo-Bouenguidi, 2e siège (centre de Dienga).

Mulundu : 1er siège, bureau de Pahon Pira.

Woleu-Ntem : département du Woleu, 2e siège (villages Ongo’o et Meyo).

Étranger : 2e siège, zone Europe-Amérique-Asie-Océanie (bureau de Rennes, France).

Le président de l’ACER a également insisté sur les conséquences légales des actes répréhensibles, rappelant que « le code électoral prévoit à l’encontre des auteurs de délits électoraux, des peines d’amendes allant de 500.000 à 5.000.000 FCFA et des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans ».

Pour conclure, l’ACER a interpellé la CNOCER pour qu’elle procède à la correction de toute erreur matérielle ayant pu affecter les résultats officiels déjà proclamés. L’instance insiste sur la nécessité d’une action rapide pour garantir la sincérité et la transparence des résultats dans toutes les zones où des manquements ont été relevés.

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