AGASA : Le DG préfère l’intoxication des Gabonais à l’action ? Jean Delors BIYOGHE sous le feu des critiques
Le communiqué du Directeur Général de l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA), Dr Jean Delors BIYOGHE, publié le 27 mai 2025, suscite une vive polémique.
Au lieu de saluer l’action de son adjoint, le Commandant Oscar SADIBI MAPANGOU, ayant démantelé un réseau de production d’eau impropre à la consommation, semble plutôt le blâmer pour avoir outrepassé les procédures. Ce faisant, il laisse transparaître une priorité préoccupante : le respect de la procédure avant la santé publique.
Le DG se focalise sur la prétendue non-conformité aux procédures de l’intervention du Commandant MAPANGOU, invoquant des textes législatifs et réglementaires (règlement CEMAC n°09-17-UEAC, loi n° 15/65, ordonnance n°50/78) ainsi que le système de management intégré de l’AGASA et son processus de certification ISO. Il accuse son adjoint d’avoir agi « de façon cavalière », sans en référer à sa hiérarchie, et menace ainsi de poursuites judiciaires. Or, cette défense procédurière apparaît cynique au regard du contexte.
Le Commandant MAPANGOU a déjoué un réseau produisant massivement de l’eau contaminée, exposant des milliers de Gabonais à des risques sanitaires graves. Privilégier le respect scrupuleux de procédures administratives, au risque de laisser des produits nocifs sur le marché, relève d’une irresponsabilité inacceptable.
Le communiqué fait également référence à l’élection du Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, évoquant la nécessité d’une « nouvelle République » basée sur le respect du droit. Ironiquement, le message du DG semble contredire cet engagement, en minimisant l’importance d’une action concrète visant à protéger la santé publique au profit d’une conformité procédurale excessivement rigide.
Le sacrifice de la santé publique sur l’autel de formalités administratives est un affront aux citoyens gabonais. On peut se demander si, loin d’être une simple mise au point administrative, il ne vise pas à discréditer le Commandant MAPANGOU, révélateur des dysfonctionnements importants au sein de l’AGASA. L’insistance du DG sur les procédures et la critique acerbe de l’action de son adjoint soulèvent des interrogations sur les véritables motivations, laissant entrevoir une possible tentative de dissimulation d’affaires plus graves.
Depuis son exposition sur la place publique, chacun peut librement se faire son opinion si cette défense procédurière de l’AGASA sous le leadership du Dr BIYOGHE est acceptable au regard de sa mission première : garantir la sécurité alimentaire et la santé des populations gabonaises. Vivement une enquête approfondie et transparente pour faire toute la lumière sur ce qui semble être une tentative de minimiser une action courageuse au profit du respect d’une bureaucratie pesante et inefficace.




