POLITIQUE

David Ella Mintsa : Plainte pour diffamation contre Nelly Ella Ngwa, un spectacle dont aurait pu se passer les gabonais

L’atmosphère politique gabonaise est une nouvelle fois agitée par une affaire de diffamation. David Ella Mintsa, ancien élu, porte-parole du Parti Démocratique Gabonais (PDG), vient de porter plainte contre Nelly Ella Ngwa pour des propos diffamatoires et injurieux tenus à son encontre sur les réseaux sociaux. Une initiative qui, si elle traduit une volonté de préserver son honneur, soulève également des interrogations sur le climat actuel et l’usage des réseaux sociaux.

Le cabinet juridique Nguia a confirmé le dépôt de la plainte le 17 mai 2027. À l’origine de cette action, une vidéo publiée le 10 mai 2025 par Nelly Ella Ngwa, devenue virale et contenant des attaques personnelles et des accusations à l’égard de l’ancien élu. Ces propos, selon la plainte, portent atteinte à sa réputation et à sa vie privée.

La législation gabonaise punit sévèrement ce type d’infractions, avec des peines allant jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 5 millions de francs CFA d’amende. Cette volonté s’inscrit donc dans un cadre légal, rappelant que la liberté d’expression ne saurait se confondre avec l’injure ou la diffamation.

Cependant, l’affaire dépasse le cadre d’une simple querelle personnelle. Sa démission fracassante avait déjà suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, sa plainte pourrait donc être interprétée comme une tentative de museler les critiques et d’intimider les personnes n’approuvant nullement son revirement politique. Son silence depuis lors, puis ce soudain recours à la justice, soulèvent un certain nombre de questions. S’agit-il d’une manœuvre visant à se rapprocher du pouvoir en place, ou une tentative d’intimidation pour refroidir les ardeurs de certains de ses concitoyens ?

L’utilisation des réseaux sociaux comme terrain d’affrontement est un phénomène croissant au Gabon. Cette affaire met en lumière la nécessité d’un débat public apaisé et responsable, tout en respectant le droit à l’honneur et à la présomption d’innocence.

L’issue de cette procédure judiciaire va être observée avec attention par notre rédaction, et permettra d’évaluer plus précisément l’impact du recours à la justice dans un contexte politique sensible. Elle interroge également sur les limites de la liberté d’expression dans l’espace numérique et le rôle qu’elle peut jouer.

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