CAISTAB : Les nouveaux défis de Jean-François Kouanga pour l’avenir des filières cacao-café
La passation de charges intervenue dans la journée du mardi 23 décembre 2025 à Libreville, marque un tournant stratégique pour la Caisse de stabilisation (Caistab). En prenant officiellement la présidence du conseil d’administration, Dr Jean-François Kouanga hérite d’une institution financièrement assainie, mais dont les chantiers de développement agricole restent colossaux.
Le nouveau Président du Conseil d’Administration s’installe dans un fauteuil laissé par Jean-Maurice Ayine, dont le bilan affiche une santé insolente. Avec un budget passé de 17 à plus de 23 milliards de francs CFA en trois ans et un résultat net excédentaire de 2,9 milliards, l’une des priorités de ce dernier sera de garantir la pérennité de cette trajectoire budgétaire. La poursuite de la rigueur managériale et le respect des contrats de performance avec la direction générale seront les garants de cette stabilité indispensable à la crédibilité de l’institution.
Au-delà de la gestion comptable, le dossier le plus attendu concerne la relance effective des filières cacao et café. Le nouveau PCA à pour devoir de superviser l’accélération des programmes de régénération des plantations à travers le pays.

L’enjeu est de transformer les hectares de cacaoyers et de caféiers nouvellement plantés en une production nationale compétitive et durable. Cette mission passera inévitablement par la finalisation des centres d’excellence, véritables poumons techniques destinés à améliorer la qualité des produits gabonais face aux exigences croissantes des marchés internationaux.
Au niveau des infrastructures, le dossier prioritaire reste l’achèvement du nouveau siège social de la Caistab. Plus qu’un simple projet immobilier, ce chantier incarne la modernisation de l’outil de régulation agricole du Gabon. Toutefois, la réussite de sa gouvernance se jouera également sur le terrain social. La vision du nouveau dirigeant est attendue sur sa capacité à instaurer un développement plus inclusif, en amplifiant le soutien direct aux petits planteurs et en optimisant le partage de la valeur ajoutée en zones rurales.
Son mandat s’inscrit dans une logique de passage de témoin entre la phase d’assainissement et celle de la pleine expansion. S’il peut s’appuyer sur des bases solides et une comptabilité à jour, il devra rapidement démontrer que la boîte peut aller au-delà de sa fonction de stabilisateur pour devenir un véritable moteur de croissance économique et de justice sociale pour les planteurs gabonais.




