Angondje Ntom, Élections législatives et locales à haut risque : La sanction populaire plane sur les candidats en lice
La patience est épuisée. Le masque est tombé. Angondje Ntom, quartier oublié et ignoré du 2e arrondissement de la Commune d’Akanda par la classe politique gabonaise, se lève avec fracas pour faire entendre sa voix et imposer ses droits.
Las des promesses creuses et des manœuvres politiciennes, les leaders d’Angondje Ntom à savoir : Jean Ghislain Mbouyi, Éloi MBADINGA, EPIGAT BITHU Jules Gaëtan, MONDJO Christopher et compagnons, ont officialisé le tournant radical de leur combat. Après des rencontres infructueuses avec les représentants d’Ensemble pour le Gabon (EPG) puis avec le député de la transition, Nze Ndong Nze, la coupe est pleine. Leurs demandes légitimes de représentation au côté des candidats identifiés ont été balayées d’un revers de main, perçues comme non nécessaire par des élites déconnectées de la réalité du terrain.
D’après les intervenants, Angondje Ntom n’est plus une réserve de voix malléable. Les habitants réunis, le Jeudi 7 Août 2025, ont décidé à l’unanimité de prendre leur destin en main et de traduire leur colère en actions. Le temps des supplications est révolu. La sanction sera impitoyable pour quiconque osera, demain, solliciter leurs suffrages sans avoir daigné les écouter aujourd’hui.


Mais la sanction n’est qu’une facette de cette révolution. Angondje Ntom se prépare à une campagne d’un genre nouveau, de dénonciation et de vérité. Une campagne pour exposer au grand jour le mépris et l’indifférence dont ils sont victimes.
Qu’exige au juste le collectif des leaders ? Des revendications élémentaires, des droits fondamentaux bafoués depuis trop longtemps :
Le bitumage de leur voie, synonyme de désenclavement et de dignité ;
L’implantation d’une école primaire publique, garantissant un avenir à leurs enfants ;
L’adduction en eau potable, pour en finir avec la soif et la précarité ;
La construction d’un centre de santé, afin d’accéder aux soins les plus élémentaires ;
La construction d’aires de jeux, pour offrir un espace digne à la jeunesse.
Ces revendications, loin d’être « surréalistes », sont le simple reflet d’une réalité criante. Elles sont le symbole du fossé abyssal séparant les discours grandiloquents des réalités vécues par une population abandonnée.




Angondje Ntom a fait son choix : la résistance et la vérité. Le quartier se dresse et proclame haut et fort sa volonté de ne plus être un simple chiffre sur une liste électorale. C’est un avertissement pour toute la classe politique : le peuple, même dans ses recoins les plus oubliés, a le droit à la dignité et à la justice.
Bien plus qu’un simple fait divers, c’est le prélude d’une révolte plus profonde, la preuve que la patience a des limites et que le silence n’est plus une option.





