SOCIÉTÉ

Aide à la Presse 2025 : L’heure de vérité pour les médias gabonais

Le paysage médiatique gabonais franchit une étape décisive dans sa quête de professionnalisation. À la suite des délibérations de la commission de session 2025, le Ministre de la Communication et des Médias, Paul-Marie Ngondjout, dispose désormais de la liste officielle des entreprises de presse éligibles au soutien financier de l’État. Cette année, l’accent a été mis sur un assainissement rigoureux du secteur.

Sur l’ensemble des dossiers examinés, la commission a retenu 81 médias répondant aux critères d’éligibilité. Dans le détail, la presse écrite se taille la part du lion avec 47 dossiers validés sur 57 candidatures. De son côté, la presse numérique affiche une belle vitalité avec 34 médias retenus sur 36 postulants.

Toutefois, la fermeté a été de mise pour cette édition : 12 organes de presse ont été purement et simplement écartés. Les motifs de rejet sont sans appel et pointent du doigt des manquements techniques graves, tels que l’absence d’agrément technique ou l’existence de sites internet totalement inaccessibles. Pour le gouvernement, l’époque des « médias fantômes » semble révolue au profit de structures légalement constituées.

Lors de la réception des travaux, Paul-Marie Ngondjout a tenu à clarifier la destination et l’objectif de ces fonds. Le Ministre a confirmé que la liste serait immédiatement transmise aux services compétents du Trésor public pour le déclenchement des paiements. Selon lui, cette aide ne doit pas être perçue comme un simple don, mais comme un investissement stratégique :

« L’aide à la presse est un soutien que l’État accorde aux médias pour contribuer à leur développement et à l’amélioration de leur contenu éditorial. »

Le Ministre a également exprimé sa gratitude envers les commissaires pour la célérité et la qualité de leurs analyses. Il espère que la rigueur appliquée cette année servira d’électrochoc pour les médias recalés, les incitant à régulariser leur situation fiscale et sociale pour les prochaines échéances.

L’enjeu final de cette subvention dépasse le cadre purement financier. En soutenant des entreprises de presse respectant l’éthique journalistique et les normes administratives, l’État gabonais cherche à garantir aux citoyens une information fiable et de qualité.

L’objectif est clair : transformer le secteur médiatique en une véritable industrie capable de s’auto-gérer tout en respectant les exigences du métier. Les regards sont désormais tournés vers le Trésor public pour la phase finale de cette opération attendue par l’ensemble des acteurs de la communication.

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